Calendrier, graphs, graphs design et infos !

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Après un long moment sans avoir eu accès à wordpress, je reviens avec quelques graphs vieux d’un an et récents (mai 2014) ainsi que d’autres infos.

Dorénavant, cliquez sur les miniatures dans les News pour être re-dirigé vers la page d’origine.

Dans la page « Banners » (voir le menu > onglet Gallery), j’ai rajouté une rubrique « Bannières Hinata-Online Community » avec :

Design Forum 01 2013
Design Forum 01 2013
Design Forum Icon 01 2013
Design Forum Icon 01 2013
Design Site 01 2014
Design Site 01 2014
Design Site 02 2014
Design Site 02 2014

Il y a le rajout du calendrier du mois d’Avril avec beaucoup de retard -_-‘. Ayant eu quelques soucis ces 2 derniers mois, je n’ai pas eu le coeur de faire les concours de graphs, calendriers et dessins du forum de HOC. Oui, ce n’était pas raisonnable sachant que je suis censée rester un minimum « active ». J’ai pu juste participer au concours officiel de bannière pour le site HOC.

Thème : Disney !
Thème : Disney !

Je termine ce court post avec un petit wallphone (iphone) :

DMM Iphone
DMM Iphone

Il y a en ce moment le « concours de design forum » sur le fofo de HOC. Ayant participé l’année dernière (c’était la première fois que je faisais un kit design), je vais renouveler l’expérience en évitant les erreurs (l’an passé, j’ai eu qu’UN vote mais j’étais content que cela est plu à au moins une personne :p). Il va falloir aussi changer le thème graphique de ce wordpress, l’actuel était pour l’hiver.
Sans oublier le calendrier de Aout, les prochains concours de juin pour le dessin, l’écriture ainsi que ma récente collaboration pour le webmag de HOC : journalistes amateurs indépendants, tout membre du forum peut participer. Attention : le public est jeune, voir très jeune !!! Malgré les quelques « vieux », les 20-34ans, qui résistent encore à l’envahisseur… Donc ceux qui écrivent façon littéraire, bon courage pour simplifier votre style x_x'(J’y suis moi-même passé donc je confirme ^_^).
Collaboration qui m’aide aussi à reprendre l’écriture. Bah oui, possédant un wordpress tourné à la base vers les fanfictions et les fictions originales, c’est pas plus mal de retourner sur « l’avenue principale ».

Ainsi que de me bouger le c** sur les projets de amv et covers qui sont toujours en stand by. Bref, reprendre une activité créative correcte sur le web !

Fragmenter

Combien de temps suis-je là ? Depuis quand ces personnes me fixent-elles ? Je n’arrive déjà plus à m’en rappeler comme si le temps n’avait plus d’impact.
Je me revois assis sur le rebord du pont à attendre que la nuit se termine. Mon esprit devait être ailleurs car je n’ai pas réagi quand un groupe de fêtards passa derrière moi et que l’un d’eux me donna un coup dans le dos en s’exclamant « Allez, au bain ! ». Mon corps glissa vers le vide. Par réflexe, ma main droite s’agrippa à la rambarde. Seulement, pourquoi retenir cette vie ? N’était-ce pas ce que je souhaitais au fond, qu’elle s’achève ? Sans vague. Comme si cela pouvait provoquer un quelconque remous dans l’univers… Alors je lâchai ma prise et rejoignis ainsi le fleuve que j’aimais tant admirer autrefois.
Maintenant je suis là, à prendre racine si je puisse dire. Quand, enfin, je sens une présence dans mon dos que ses deux bras m’enlacent, ceux de celle qui cohabite avec moi. C’était quand j’étais encore une enfant, elle disait être un « parasite » et qu’en échange de mettre sous clé certains souvenirs insupportables je la laissais m’habiter. Est-elle vraiment un esprit ou simplement une deuxième personnalité, cela n’a à présent plus d’importance.

« – Que vas-tu faire maintenant, finis-je par lui demander.
– Trouver un nouvel hôte » me répond-t-elle.

Tournant légèrement ma tête vers son visage qui est le mien, je réitère une vieille question « Quel est ton vrai visage ? ». Pour ce dernier instant, elle ne m’offre pas de silence.

« -Je ne sais pas. Il y a longtemps que je ne peux plus m’en souvenir. »

Les sombres silhouettes se dirigent vers nous, annonçant la fin de notre « amitié ».

Je regarde mon hôte s’avancer vers les Juges. Après avoir abandonné son corps dans le monde des vivants, elle va peut-être devoir aussi donner son nom et sa mémoire. Cette âme perdue n’a commis aucun crime hormis celui de ne pas avoir voulu survivre à cet accident, avec un peu de chance les Juges seront indulgents. Tout comme ils l’avaient fait envers moi.
Toutefois, j’espères qu’elle ne profitera de sa nouvelle situation avec autant d’aisance que moi. Sinon, nous serons deux à être des fugitives.

La Nuit de la Plume

En cette soirée du 21 décembre 2013, se déroule pour la première fois l’Event « La Nuit de la Plume » sur le forum de Hinata-Online Community !

Que diriez-vous d’une Nuit de la Plume?
Ceux qui naviguent sur Fanfiction.net devraient vite comprendre où je veux en venir !

En gros, je vous propose pendant une nuit, de relever le défis: 1h = un texte sur un thème donné !
(disons que la nuit commencerait à 21h jusqu’à 3h du matin ! Ce qui donne quand même 6 textes à faire pour ceux ou celle ayant le courage d’aller jusqu’ au bout !)

A 21h, je mets en ligne le premier thème de l’affrontement. (admettons : Un été a la montagne) Et vous avez 1h pour écrire ce qui vous vient et le poster sur le sujet ! Et ainsi de suite tout au long de la nuit ! (se connecter à la tchat box pour discuter entre nous serait cool aussi mais pas obligatoire !^^)

Donc les conditions sont simple: il vous faudra écrire 1 texte en 1h. Vous pouvez prendre le défi en cours (si vous venez à 21h30 par exemple, vous aurez 30 minute pour poster votre texte!) mais il faudra poster votre texte avant le changement de thème. Vous n’êtes cependant pas obliger de participer à tous les thèmes!
Alors je vous devance déjà, vous allez me dire: Non mais t’es malade! 1h c’est PAS ASSEZ!!!! Mais si, mais si!^^
Le but ici sera de favoriser l’imagination et d’augmenter votre capacité à trier et condenser les informations que vous voulez mettre dans votre texte !

Je m’excuse à l’avance des possibles fautes d’orthographe/conjugaison et erreurs de syntaxes ! Honte à moi qui n’est pas souvent pris la peine de me relire correctement avant de poster sur le fofo.

Thème 1 : L’eau (la glace est acceptée)

<< Il y a fort longtemps, dans un pays lointain, vivait une femme à la beauté éclatante. Discrète et humble, elle subissait en silence les brimades des autres villageoises, jalouses d’elle mais aussi effrayées. Bien qu’étant d’un certain âge, le temps semblait ne pas avoir d’emprise sur son corps.
La famine, la guerre des royaumes et les maladies faisaient des ravages dans le pays. Les esprits en devinrent faibles et manipulables. Une vague déferlante avait fini par geler les cœurs des hommes.
Et puis, une nuit, le village s’embrasa comme jamais. Le chef décida de bannir les plus incurables, les indésirés et les mourants. Hommes, femmes et enfants furent conduit au cœur de la forêt, en son centre nichait le lac de la clémence. Tous furent alors jetés au milieu de celui-ci, dans l’eau glacée de l’hiver. Etrangement,celle-ci restait liquide même à travers les hivers les plus rudes.

Quand soudain, la blanche lune éclaira les lieux d’un étrange halo bleuté. Un crissement désagréable se fit entendre, la température baissa encore plus et du givre naquit à la surface du lac. De givre, elle devint glace. Comme une araignée faisant sa toile, la morsure glaciaire s’étendit, emprisonnant tout sur son passage. Des stalagmites détruisirent les embarcations avec ses occupants. Ils passèrent de cœur à corps de glace avant de finir en petits cristaux. Les bourreaux rejoignirent leurs victimes dans les flots. Bien que les coupables de ce génocide furent punis, la glace indifférente et sans maître recouvrit le pays tout entier.
L’unique survivant de cette expédition, qui par chance était resté à terre, vit la silhouette d’une femme au milieu de l’étang, cette femelle que l’on disait être une sorcière. Baignée par la lumière de l’astre lunaire, elle disparut dans une brume humide et froide. >>
Cette histoire, conte de mon pays, m’a été racontée par mes parents et mes professeurs afin que l’on sache dès tout jeune qu’il est interdit de s’approcher du Lac de la Clémence car l’on dit que ce démon en est dépourvu.
Mais je crois qu’ils se trompent car ce n’est pas un regard tranchant qui me fixe depuis des heures. C’est un visage empreint de tristesse qui est à quelques centimètres du mien et qui affiche un chagrin et une douleur inapaisables. Je voulais savoir ce qu’il se passait réellement dans cette eau. Aussi aurais-je dut me méfier de la fin de l’histoire : << Quiconque vint en son milieu est aspiré en son cœur >>.

Temps: 1h.

Thème 2 : Voyage en avion (l’action doit se dérouler DANS l’avion)

Avec prudence, je mets un pied devant l’autre sur le sol dur. Celui-ci est fait d’une matière froide comme la pierre et est tranchant par endroits. Des branches d’aciers encombrent le couloir, en pêle-mêle en travers de mon chemin. De longs serpents noirs se balancent ici et là, émettant des sortes de grésillements. Après quelques petits sauts, je me retrouve dans un lieu immense, plus long que large et dont le plafond troué laisse entrer la lumière et la faible chaleur du soleil couchant.
Une odeur piquante me chatouille le nez tandis que je progresse à petits pas parmi des immondices. Des semblants de primates gisent dans tous les sens, enfin des primates… je dirais plutôt ce qu’il en reste.

Je sens le vent de la montagne s’engouffrer dans l’habitacle et faire frissonner mon corps. Je ne dois pas traîner longtemps. J’escalade les charognes pour trouver une petite chose à me mettre sous la dent. Mais tout ce qu’il y a sont des feuilles multicolores qui tapissent l’endroit, des masses de toutes les couleurs renversées et ouvertes pour la plupart et même une petite boite qui émet une sorte de mélodie. D’ailleurs je vois des petites choses qui s’agitent derrière une fine vitre mais cela aussi ne se mange pas, pas même les petits boutons. Cependant je me souviendrais que d’appuyer dessus fait réagir cette étrange machine venus de je ne sais quel pays.
Le plus pénible sont ces nuées de mouches, si compactes qu’il est difficile de s’approchés de leurs nid de ponte. Pourtant je continue mon voyage et me dis que je pourrais aussi me servir sur ces « coquilles vides », certains ont subis tellement de dégâts que leurs entrailles, froides, sont répandus sur leurs jambes ou sur le sol duveteux. Après avoir engloutit quelques miettes sur un petit être, je me remets en route.
Quand enfin, j’aperçois une nuée d’insectes plus faible, c’est ma chance ! Je me précipite vers elle, vers ce qui sera mon oasis. Debout sur les monticules de viande, je les aperçois. Mes trésors pour mes petits. Avec appétit je me délecte de cette nourriture racée. Je suis enfin arrivé à la destination tant désirée.
Ouvrant mes ailes noires, le bec remplit de chair et d’asticots pour ma couvée, je prends mon envol. Comme tout corbeau que je suis.

Temps : 1h.

Thème 3 : Vampire(s)

Alors que je me laisse envahir par la chaleur de nos deux corps, celle-ci me fait me souvenir de la première fois où il me prit dans ses bras. Le soir où je fis serment d’allégeance.

Après avoir dormi pendant des années dans le néant, un imbécile a osé ouvrir la porte et me m’inviter à rejoindre ce monde qui est le sien. Ce jour-là, une agressante lumière baigna les ténèbres où j’étais prisonnière. Mes chaînes perdirent de leur entrave, c’était l’occasion, je pourrais enfin sortir et les retrouver. Et enfin leur faire payer cette traîtrise et me repaître de leurs chairs encore fumantes.
Quel ne fut pas ma surprise de me retrouver face à cet inconnu. Et encore plus, en me rendant compte que je me trouvais en territoire ennemie.
Mais surtout, j’avais faim et soif, horriblement soif. Me retrouver dans le monde des vivants avait réveillés les besoins les plus vitaux. Je me jetais alors sur la seule source d’énergie des lieux. Il esquiva mon attaque ainsi que les suivantes. Je n’avais pas assez d’énergie pour utiliser mes pouvoirs et j’en perdais encore plus dans ces vaines tentatives.
A bout de souffle, je commençais à défaillir. Celui qui m’avait invoqué se pencha alors vers moi et me proposa un marché. Mes services en échange de son sang. Moi, une chimère du néant pactisez avec un vampire…
Je choisi alors la survie à l’honneur. Après avoir asservie divers démons, derrière la Porte Noire et régné en compagnie des 4 Généraux, me voici soumise de corps d’âme à une créature inférieur.
Inférieur mais pas inculte, il en savait suffisamment sur mon espèce pour connaître ma faille. Stupide stigmate. Une simple marque de virginité qui a pour signification que la chimère en question n’a aucun maître ni serviteur. Nous sommes comme un livre à la couverture dépourvue de titre.
Ce risque étant grand, jamais nous devons nous trouvés en état de faiblesse et être à terre terrassée par la faim est la plus pitoyable des situations.
Du moins c’est ce que je pensais au début. Jusqu’à qu’après quelques années de loyaux services, je puis me rendre compte de la force et la détermination de mon maître. De constater qu’il était digne de posséder une chimère du néant et apte à me maîtriser.
Et puis ce que les humains appellent naïvement « sentiments » vinrent faire évoluer notre entente. Il semblait plus soucieux envers ma personne, osait partager ses chères proies (toutes belles et succulentes). Jusqu’ au jour où se fut à mon tour de partager sa couche. Il faut dire que la première et unique fois était un souvenir remplie d’amertume et de rage, c’était ça ou je mourrais. Mon séjour dans le néant n’était pas des plus désagréables mais rien ne peut égaler la liberté.
Je suis faite pour soumettre ou être dominé, je ne sais comment m’attacher à autrui. Mais lui était différent, il jouait avec prestance entre la cruelle bestialité de son espèce et la digne noblesse de son clan. Deux hommes en un seul. Comment un être dont le cœur ne bat plus a-t-il pu m’en donner un ?
J’ignore si je suis devenu un jouet pour lui ou plus mais je ne peux plus me défaire de ces liens. Ses morsures ont changés, son sang est devenu meilleur et il finit par ne partager son lit qu’avec moi. Résister à la maîtrise, don qu’il possède depuis enfant, est devenu inutile. Les combats devenaient plus élaborés, plus performants. Il ordonne, j’obéis, il commande, j’exécute. Je suis l’arme et lui le fourreau. Il n’ignore pas l’étendue de mes pouvoirs qui égalent les siens, je les ai déjà testés. Mais en cet instant, je me délecte de notre combat et étrangement souhaites ne connaître aucun maître que ce vampire.

Temps : 45min

Thème 4 : Déclaration d’amour insolite.

Quand votre journée commence mal, vous pouvez être certain que les ennuis vont continuer durant celles-ci.

En premier, le réveil sonne mais vous voulez vous accordez deux minutes de sommeil, résultat vous êtes en retard pour les cours. Parlons-en des cours ! Vous craquez depuis des années sur votre voisin qui par le plus beau des hasards vous suit (ou vous le suivez) dans chaque classe. C’est excellent de se concentrer en ayant l’objet de vos fantasmes juste à côté. Quand à vos amis, ils vous répètent sans cesse qu’il faudra que vous vous décidiez à lui avouer vos sentiments un jour où l’autre. Surtout que la place est de nouveau libre. Lancez-vous ! … Lancez-vous, lancez-vous, faut le dire vite. Quand vous n’avez aucune expérience en la matière, la peur de vous ridiculiser est encore plus grande.
Mais quand vous vous embrouillez avec une de vos amis, voilà ce qui peut aussi arriver quand vous avez un secret que vous aimerez bien qu’il reste un secret.

Vous êtes en cours de sport, votre classe et celle de votre amie. Et vient le moment fatidique où le professeur demande aux élèves de faire des binômes. Naturellement, il appelle chacun d’entre vous pour connaître le nom de votre partenaire. Mais vous avez la malchance d’être toujours la dernière choisie. Être un laideron, effacé, peu intelligente et pas du tout sportive n’aide pas du tout votre vie sociale. A se demander comment vous pouvez avoir des amis alors imaginez avoir un petit-ami ? Avec un miracle peut-être.
Mais ce matin-là, c’est une « bénédiction » que vous recevez.
Poussez par l’envie de vous torturer, votre chère ex-amie répond à votre place quand le professeur finit par se tourner vers vous. Et devinez quelle personne elle propose de devenir votre partenaire. Oui, celui que vous adorez en silence. Et histoire de vous mettre encore plus dans l’embarras, elle rajoute l’argument que vous l’aimez depuis plus de deux ans et n’avez d’yeux que pour lui. Votre secret vient d’être révélé à tout un public alors que vous êtes du genre à ne pas en vouloir !
Naturellement, cela sera une réponse négative, histoire d’accentuer cette magnifique journée.

La journée continuera son cours, avec les ralliements qui vont avec tout en cherchant un moins de faire taire cette petite rumeur. Tout le monde sait que vous êtes en brouille avec votre amie, elle ne cherche qu’à se venger. Peut-être en ayant un tête à tête avec l’élue de votre cœur et là soit vous mentez, soit vous dites la vérité.

Et bien, cette occasion, je vais l’avoir en allant commandez au fast-food le soir même. Une gâterie n’a jamais tué personne. Sauf là.
Votre serveur à mi-temps n’est autre que ce garçon qui s’excuse de ne pas avoir réagis le matin même. Mais par chance, il pense que ce n’est qu’un mensonge pour vous mettre dans l’embarras. L’affaire est close et vous vous en sortez avec les honneurs !

Sauf au moment où vous ouvrez la bouche : Ça vous est déjà arrivé de vouloir une commande et dire cette phrase toute bête, « mais en réalité je t’aime »au lieu de votre commande ?

Temps : 35min.

Thème 5 : Lion, tigre ou panthère. (vous devez intégrer l’un de ces trois animaux.. mais pas les 3!)
Titre: Tigerish Eyes.

Les cris de la foule résonnent au loin, celle-ci attend son combattant, son sacrifié. Rester en vie assure la victoire. Perdre signifie que vous avez succombé sous les coups d’épées de votre adversaire.
Homme ou femme, peu importe. Un esclave reste un esclave. Que ce soit les hommes ou les animaux, comme ces monstres qui jettent dans l’arène. A quelques couloirs de ma cellule, je sais qu’elle est toujours là, ma compagne. Celle qui est devenu mon alliée depuis le jour où je l’ai récupéré blessée en forêt. Une femme qui arrive à se faire obéir d’une tigresse, cela a intéressé plus d’un et encore plus quand c’est une esclave.
Notre duo a ébloui le seigneur qui après nous avoir acheté nous a transformés en gladiateurs. Bien qu’étant une femme banale, je ne manquais pas de vigueur. Quant à Elda, bien que sa fourrure serait de fière allure dans son salon, il préférait la voir en mouvement. On ne gâche pas de bons fruits.

C’est comme cela que notre nouvelle vie a débuté. Face à une montagne de muscle, une frêle femme et un jeune fauve ne payent pas de mine jusqu’à que leur étrange entente ne viennent à bout de leur adversaire. Mais c’est combats sont à la fois blasant et espérés puisque qu’ils sont à présent les seuls moments où nous sommes ensemble.
Elles sont loin les paisibles nuits où tu veillais sur mon sommeil. Sentir ta douce et chaude fourrure me manque terriblement ainsi que cette odeur de fauve qui s’en dégage et qui me grise à chaque fois. Grâce à ta présence, j’étais moins harcelée. Et grâce à ta présence, les villageois étaient moins craintifs des animaux qui rodaient la nuit entres les maisons.
Déterminé et silencieuse, tu avançais à pas de velours jusqu’à ta proie. Ton regard doré scintillait un instant avant que tu ne bondisses sur l’intrus. Sous la rapidité de l’attaque, il n’a pu émettre le moindre bruit. Tu es une chasseresse. Câline à des moments, cruelle à d’autres. Un corps féminin, mince mais tout en muscle. Souple, agile, munie de griffes tranchantes et d’un charme envoûtant. Jamais je ne tarirais d’éloges à ton écart, ni mon envie de ne plus être humaine.

Ce soir, en compagnie d’autres prisonniers, nous nous enfuirons en profitant du tour de garde de nos geôliers. Des mois de préparations, à planifier cette unique occasion, à perdre aussi certains de nos compatriotes.
Je ne sais comment, mais depuis le premier jour tu es capable de lire en moi. Tes sens sentent peut-être nos intentions d’évasions. Mais ce que je constate lors de nos retrouvailles est que tu calcules de plus en plus tes actions, réduisant peu à peu certaines attaques inutiles comme si tu voulais te préserver. Ne pas gâcher ton énergie. Tes mouvements se font précis, à l’affût de l’angle-mort de l’adversaire.

Je me rapproche de toi et tu viens te lover contre ma poitrine, un frère d’armes te délivre alors de tes entraves. Ton regard qui s’était éteint durant notre captivité devient brillant que des joyaux.

Je ne suis pas née pour être enchaînée, tu n’existes pas pour satisfaire les envies de riches industriels.

Sors tes poignards, je brandirais mon sabre. En femelles insoumises, allons récupérer notre liberté.

Temps : 30min.

Thème 6 : Super-héros ou Super-héroïne.

« – M’man, c’est quoi un super-héros ? »

Que pourrais-t-elle répondre ? Que ce sont des êtres dotés de super pouvoirs qui sauvent les personnes en détresses et arrêtent les méchants, qu’ils veillent sur la ville ? Qu’ils sont soit humains ou viennent d’une autre planète. Comme on en voit dans les dessins-animés.

Serait-ce mentir ? Pour préserver l’innocence des plus jeunes, il faut les laisser miroiter dans un monde imaginaire. Que les méchants ne font du mal qu’aux autres.
Pourtant cette nuit-là, alors que les soldats lâchaient des bombes sur les villages, ils étaient où les super-héros ? En pleine tea-party peut-être. Alors que les flammes engloutissaient les demeures et que les gens tentaient de fuir cet enfer, des hommes, des femmes et enfants agonisaient sous les gravats.
Des débris d’habitations et de corps se retrouvaient éparpillés au quatre vents, offrant un spectacle inoubliable aux villageois. La foi reste le dernier recours pour apaiser leurs âmes, leurs croyances sont leurs derniers rattachements. Mais comment les dieux peuvent laissés leurs peuples s’entre-tuer ?
Le chacun pour soi est une des décisions pour survivre, sacrifié une vie pour préserver la sienne.
Autour d’elle, les gens courent dans tous les sens, crient, pleurent ou implorent tandis qu’elle essaie de s’extirper de ce qui reste de sa demeure. Contre son flanc, un petit être hurle à plein poumon. Il ne demande qu’à vivre, rien de plus. Malheureusement ses forces s’amenuisent, la fatigue s’empare un peu plus d’elle et la sensation d’engourdissement se fait sentir. Une intense fuite de sang a lieu quelque part sur son corps.

Et puis, une ombre la recouvre. Elle distingue vaguement un jeune homme, un adolescent. Il semble lui quelque chose mais elle ne parvient pas à distinguer ses paroles. Cependant elle le voit affolé et il finit par pénétrer le haut du corps dans l’ouverture, avec difficulté il parvient à attraper le bébé de la femme et l’extirpa du trou. Mais quand ce fut le tour de la mère, la tâche s’avéra plus ardu. Il tira de toutes ses forces, à s’en faire craquer les articulations sous les pleurs du petit. Les décombres s’effondreront sur du vide grâce à un dernier effort du jeune homme.
Quelques instants après, la mère s’éteindra entre les bras de son sauveur.

« -Maman ? »

Après un instant d’hésitation, elle finira par dire à son fils que les super-héros sont comme à la télévision mais qu’ils apparaissent aussi dans la réalité. Que parfois, ils ne possèdent rien d’autre que leur courage mais qu’ils sont capables tout faire pour aider les autres ou sauver de parfaits inconnus.
Tout comme son père l’avait fait avec lui et sa première maman.
Jusque qu’à ce que l’innocence ne s’amenuise, son super-héros sera celui qui a pris la responsabilité de l’élever et le protéger.

Temps : 30min.

Et voilà, cet événement est terminé. il y a 18 participants mais seulement 22% sont restés jusq’à la fin et on enchaîné les 6 textes à la suite et 44% qui ont pu faire 4 textes.

21/12/13 EVENT « La Nuit de la Plume »

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Bonsoir à tous!

A l’occasion des fêtes d’hivers, le blog se voit attribuer d’une nouvelle apparence.

Ce soir est aussi l’Event « La Nuit de la Plume » sur le forum de Hinata-Online Community !

<< Que diriez-vous d’une Nuit de la Plume? 
Ceux qui naviguent sur Fanfiction.net devraient vite comprendre où je veux en venir!^^

En gros, je vous propose pendant une nuit, de relever le défis: 1h = un texte sur un thème donné!
(disons que la nuit commencerait à 21h jusqu’à 3h du matin!^^ Ce qui donne quand même 6 textes à faire pour ceux ou celle ayant le courage d’aller jusqu’au bout!^^) >>

C’est partit ….pour le carnage XD
Le lien : http://hinata-online-forum.forumactif.com/t8534-event-la-nuit-de-la-plume-21-12-2013

EDIT 22/12 5h30 : la page « Ecrits pour Hinata-online » est active dans l’onglet Fictions Originales. Ainsi que l’article  » La Nuit de la Plume » avec les 6 textes de l’évent.

Chapitre 2 : Souvenirs d’entraînements (partie 1)

« – Allez ! Concentres-toi ! PLUS VITE ! »

Les balles volaient de tous les côtés, le forçant à se diriger vers le centre de la salle. Il fallait trouver un couloir où se cacher et échapper à leur vigilance pendant quelques minutes, le temps de retrouver son souffle car depuis le début c’était sous forme de secondes qu’il reprenait un peu d’énergie.
A 50 mètres sur sa droite il vit une petite embouchure, c’était le moment propice, profitant de l’épaisseur de la brume il fonça sur le petit couloir adjacent. Les balles percutèrent le mur où il était adossé quelques secondes plus tôt.
Un étrange silence s’installa soudainement. Avait-il réussi son objectif ou bien était-ce un piège ?
Sortant de sa poche un couteau dont la lame était rétractive, il se rapprocha le près possible du couloir où quelques instants auparavant ses assaillants se trouvaient. Se servant de la lame comme d’un miroir, il scruta les environs. Personne mise à part la brume qui n’avait pas perdu de sa densité. Restant quand même sur ses gardes, il s’appuya contre le mur du petit couloir afin de reprendre un rythme respiratoire normal.
5 heures. Cela faisait 5 heures non-stop qu’il esquivait les balles.

Flash-back

Conduit par une des employés qui s’occupait de lui, il était en route pour son entraînement quotidien. Une salle située au troisième sous-sol servait de lieu d’entraînement, une surface plate mesurant 2 km sur 2 km et contrôlée par plusieurs ordinateurs qui matérialisaient les murs avant chaque simulation, il était ainsi possible former un nombre incalculable de terrains. Elle permettait aussi de créer des substituts, personnes en chair et en os doté d’une durée de vie définit, ainsi qu’appliquer des conditions climatiques réelles.
Subaru subissait quotidiennement plusieurs heures d’endurance afin d’améliorer sa résistance à l’effort physique.
On équipait son poignet d’une montre à écran digitale où s’affichaient deux données, la première était le temps passé dans la salle et la deuxième représentait ses points d’énergie sous la forme de barres verticales. La fatigue et les blessures réduisaient le nombre de ces dernières.
A chaque visite un objectif devait être accompli, parfois c’était de tenir le plus de temps possible comme rester pendant cinq heures en utilisant tous les moyens pour ne pas perdre trop d’énergie. Ou bien de neutraliser le plus de hologrammes créés par les ordinateurs de contrôle dans un laps de temps restreint. Tout ceci était dans l’uniquement but d’entraîner les anges à différentes situations.
Mais l’objectif, c’était à lui de le trouver et de l’exécuter.
Et parfois cela était très difficile.

Fin du flash-back

Une goutte…deux gouttes…trois gouttes…la brume s’était estompée pour laisser place à une pluie abondante réduisant la visibilité.
Cette pluie…cela lui rappelle sa première fois…ici…

C’était il y a 4 ans, il était âgé de 5 ans.

Ils étaient venus le chercher dans sa salle, l’une des employés l’avait prise dans ses bras et il avait été conduit jusqu’à ici.
Sans la moindre explication, il avait été laissé seul dans un labyrinthe sombre généré par les ordinateurs de contrôles, sous une pluie abondante et glaciale.

Il était resté là, debout, face au gouffre noir qui s’ouvrait à lui.
Au bout de vingt minutes, il s’était mis à avancer vers cette pénombre, d’un pas hésitant.
Il était trempé jusqu’au os, la température de son corps tremblant de froid chutait à vive allure. Complètement désorienté, il errait, se perdait au fil des minutes dans cette immensité de murs.
Son esprit finissait par s’embrumer, il chancelait parfois.
Finalement il trébucha et s’étala de tout son long sur le sol froid, la pluie n’ayant toujours pas cessé de tomber. Lors de sa chute, un petit bruit métallique s’était fait entendre.
Prenant appui sur ses avant-bras, il leva la tête et rétractant ses pupilles il scruta devant lui.
A à peine un mètre, une sorte de montre dont l’écran émettait une faible lumière.
Se relevant avec difficulté, il s’approcha de l’objet, grâce à la luminosité que dégageait l’écran, celle-ci frappa les bâtonnets des iris de ses yeux, lui permettant ainsi de voir dans ce labyrinthe complètement noir.
Ramassant la montre et la mettant à son poignet, il se remit en route. Sur l’écran était affiché : « temps restant: 4 heures ».

Il se stoppa brusquement, une odeur était dissimulée derrière celle de la pluie, une odeur pincée et pourtant douce, une odeur qu’il ne connaissait pas.
Ses pupilles toujours rétractées, il huma l’air puis fit pivoter ses « nekomimi » vers la direction d’où provenait l’odeur.
Mue par une force étrangère, il avança dans cette direction, d’un pas presque décidé.
A à la droite d’un carrefour, était posé contre le mur le corps d’un chien…sans vie.

Ce jour-là il y avait deux odeurs réunit en une seule, celle de la mort et celle d’un animal.
S’agenouillant face au corps sans vie du chien allongé sur le flanc, il s’était mis à caresser à sa douce tête.
Envahies par ses sentiments, il avait fini par s’allonger sur le sol trempé et glaciale. I prit le chien dans ses bras et le serra contre lui, voulant lui transmettre de la chaleur, ne prêtant pas attention au millier d’aiguilles glaciales, effet de la pluie, qui s’enfonçaient dans sa chair.
Il avait finit par s’endormir.
Lorsqu’il s’était réveillé, il était allongé dans son lit, à l’intérieur du dôme de verre de sa salle.
Il avait eu une forte fièvre suite à cette expérience et s’était réveillé 6 heures plus tard soit 2 heures après le temps limite.
Ce jour-là, il y a 4 ans, âgé de 5 ans, il avait découvert l’odeur de la mort, de la mort d’un animal.

Toujours adossé au mur, Subaru regarda sa montre: « temps actuel: 5h30m27s »

Cela faisait une demi-heure que les assaillants n’avaient pas tentés quoi que ce soit, ce qu’il voulait dire que c’était à lui de faire le premier pas.
Cela faisait une heure qu’ils avaient changé de méthode, au début ils cherchaient à l’effrayer et à le faire courir, visant toujours à côté puis ils ont commencés à tirer vraiment sur lui, l’une balle l’avait d’ailleurs touché à l’épaule droite, grâce à cette petite pause de trente minutes la blessure s’était refermée, donc il fallait esquiver les balles et se frayer un chemin dans la salle d’entraînement et maintenant ils faisaient en sorte de le guider de force vers le milieu de la salle, vers un terrain apparemment à découvert en plus…

Se redressant, les « nekomimis » en alertes, il entama sa marche vers le terrain à découvert que eux voulaient qu’il atteigne.

to be continued

Note de l’auteur: « nekomimis » veut dire en japonais: « oreilles de chat » que Subaru possédait en permanence quand il était enfant.

Chapitre 1 : Une cage où tout commença pour…

Son intimité se situe dans l’une des salles les plus reculées du Labo, au troisième sous-sol de celui-ci. Cet espace restreint est une cage où l’on le retient jalousement du regard du monde.

Cela fait 32 années que le projet ABYSSUM s’y déroule.
Ayant pour objectif de créer un être humain aux capacités sensorielles surdéveloppées, des milliers d’ovules et d’embryons furent manipulés entre ces murs mais aucun ne survécurent aux multitudes et exigeants tests.
Sauf un. Un unique spécimen supporta le déroulement des expériences, les chercheurs furent ravis d’aboutir à cette création parfaite. Mais une erreur s’était produite et seuls les individus le connaissant depuis sa naissance ont pu constater ce changement.
La vaste salle X-7 est de forme octogonale et rappelle une autre pièce où se déroule aussi un projet de création de vie. En son milieu trône un dôme, sa surface est lisse comme du verre et l’intérieur est remplie d’un liquide bleu azur.
C’est là qu’il vit, elle est sa tanière.
Constamment étudié par les scientifiques, il ne profite comme répit que les heures nocturnes et le temps accordé pendant les missions en surfaces.

La sonnerie qui retentit dans le troisième sous-sol indiqua à Tsubaki que la nuit venait de tomber. Elle décida donc de retourner tranquillement dans sa chambre jusqu’à ce qu’une ombre furtive n’attire son attention à l’angle du couloir.

Il était tard. Les scientifiques s’empressèrent de finir l’enregistrement des données quotidiennes. Un lourd silence dominait la salle, à peine troublé par les marmonnements et le pianotage des claviers ; les hommes savaient qu’il allait bientôt arriver et prendre possession des lieux.
Cet endroit était à la fois son refuge et sa cellule. Contrairement à la plupart des A.N.G.E.S, il n’avait pas la permission de vivre dans un appartement. Aujourd’hui le temps était mauvais, aussi ne devait-il pas trop s’éterniser sous cette pluie battante.
Prenant un passage secret, situé à l’arrière d’un sex-shop et qui reliait la surface au deuxième sous-sol, il s’empressa dans les couloirs qui mène à sa demeure.
Cependant, la présence d’une petite voyeuse le titillait.

« – Et si je jouais avec… Tu n’arriveras pas à me suivre éternellement. » Pensa-t-il, son regard se tournant l’espace d’un instant vers le fond du couloir, derrière lui.

Ses yeux prirent alors une couleur saphir et ses pupilles se rétractèrent. Sans s’en rendre compte, sa victime commençait à s’enfoncer dans un labyrinthe interminable.
Un délicat parfum de rose émanait de l’inconnue et allait dévier contre toute attente son sort d’illusion.

Tsubaki trouvait que suivre à distance cet homme était une assez bonne distraction.
Les minutes passèrent et trouvant que cette promenade s’éternisait un peu trop à son goût, elle se décida à le rejoindre. Quand elle fut à sa hauteur, elle l’aborda avec sympathie.

« – Salut ! Tiens je ne t’avais jamais vu avant ! Ravie de te rencontrer ! »

Subaru, d’humeur assez maussade, la trouva quelque peu effronté et ne daigna pas lui répondre.

« – Oh ! Tu n’es pas du genre du bavard toi ! Dommage car… » Commença-t-elle sur un ton enjoué.

Cela en était trop pour lui et il coupa la phrase de cette fille qui l’abordait au mauvais moment et lors d’un mauvais jour.

« – Laisses-moi. » Grogna-t-il.

Le jeune homme n’avait qu’une envie, celle de rejoindre au plus vite « sa » salle pour se changer. Au vu des taches brunis et éparpillées sur son costume, le travail de ce début de soirée avait été assez salissant. Il n’appréciait guère ce style d’habit que l’on porte lors des soirées privées, le tissu raide et près du corps n’était pas pratique lorsqu’il fallait liquider une dizaine de personnes, de ne pas se ménager sur la décoration rougeâtre de la pièce où ils se trouvaient et de devoir revenir propre comme un sou neuf.
Demain matin, sa petite visite de courtoisie fera les gros titres de la presse.
Cependant cette nuit était particulière et cela l’avait un peu déconcentré. Ce qui était sur était que ses souvenirs viendront le tourmenter pendant son sommeil.

L’affiche numérique d’un moniteur affichait quatre heures du matin.
Etendu sur le sol à l’intérieur du dôme et les mains derrière la tête, Subaru fixait le plafond sans conviction.
Sa rencontre avec la jeune fille l’avait étonnement énervé bien qu’elle ne dégageait aucune agressivité. Peut-être était-ce cet infime odeur de rose qu’il l’avait trouvé ?

De l’autre côté de la paroi du dôme à demi-fermé, le dos contre le verre, une personne attendait que Subaru sorte de son mutisme qui durait depuis plus d’une heure. Il faut dire qu’il était un des rares humains envers qui le félin éprouvait de l’affection. Humains…enfin presque.
L’ange se décida à rompre le silence.

« – Nataku, qu’est-ce que tu en penses ? Demanda Subaru à l’encontre de son ami qui faisait des recherches sur la jeune fille dans les dossiers numériques du laboratoire.
– Je n’ai trouvé aucunes informations précises pour l’instant.
– Ennemie ou alliée ? Murmura-t-il, légèrement inquiet.
– Alliée je pense car elle ne figure dans aucun avis de recherche des Déchus.
– …tant mieux. Je suis désolé de t’avoir déranger à cette heure-ci.
– Ce n’est pas grave mais c’est bien parce que c’est toi. Au fait, cela faisait combien de temps que nous n’avions pas travailler ensemble ? Questionna Nataku.
– La dernière fois, je crois que c’était il y a 1 an.
– Kazuki en a fait une crise quand je lui en ai parlé ! Il tenait tellement participer au travail de ce soir, même si notre collaboration ne durait au final que quelques minutes et que c’était à toi de terminer le travail. Mais il t’adore aussi ! »

Un fin sourire apparut sur leurs visages à la pensée du petit garçon faisant une scène de jalousie à son frère, les bras croisés, des flammes dans les yeux et criant haut et fort qu’il ne parlerait plus à qui que ce soit. Si Subaru avait été présent, il n’aura eu qu’à proposer un entraînement avec Kazuki pour que celui-ci se mette à sautiller sur place, tout content et oubliant qu‘il voulait bouder. Une réaction typique d’un enfant !

Nataku et son petit frère Kazuki font partie du projet « Clover », visant à créer des copies parfaites d’un humanoïde qui possédait une puissance alliant magie et technologie.
Il y a 31 ans, le Labo découvrit l’existence d’un jeune enfant possédant des dons quelques peu étranges, il avait la capacité de ce lier à tout objet technologique et pouvait les manipuler à sa guise.
Après 1 an d’observation, les parents furent contactés et en échange d’une grosse somme d’argent, ils vendirent l’enfant au Labo.
Cet enfant de noble avait, pour cause de ses dons, jeté le déshonneur sur sa famille. Sa disparition en satisfaisait plus d’un.
Ainsi allait-il devenir une nouvelle arme pour l’Organisation.
Malheureusement, au bout de 3 ans de conditionnement, d’entraînements intensifs, de missions de plus en plus périlleuses, cet enfant de 10 ans rétrogradé à un statut de chien de combat avait fini par tomber dans les limbes de la folie. Son seul souhait était de retrouver sa liberté et de partir loin du Labo, loin de ses maîtres. Il était devenu incroyablement puissant, ce qui lui avait attiré les bonnes grâces des supérieurs de l’Organisation. Sa fuite a été une suite de meurtres sanglants, il détruisit toute personne qui lui faisait barrage mais…il n’était qu’un enfant d’une dizaine d’années dont le corps s’épuisait de jour en jour dût à une espèce de gangrène au cœur engendrée par un trop plein de surmenage et au déséquilibre psychique.
En plein combat, son cœur lâcha et le petit garçon tomba dans un coma dont il ne sortira pas. L’Organisation allait perdre un précieux poulain aussi décida-t-elle de créer le projet « Clover » visant à cloner l’enfant mais dont l’ADN serait modifié afin d’éviter la même erreur cardiaque et psychique.

Tout comme le projet Abyssum, il y eu des succès et des échecs avant de parvenir à stabiliser un spécimen : Nataku. Quinze ans plus tard, un deuxième Trèfle vit le jour : Kazuki.

Tous deux ainsi que Subaru se ressemblaient dans le sens où leur naissance n’était qu’au nom de la science mais aussi par le besoin de surpasser le Créateur en forgeant des armes humaines.
Lors de leur première rencontre, ils …

Nataku interrompit soudainement ses pensées.

« – J’ai trouvé quelque chose ! Va voir ! S’écria-t-il.
– Quoi donc ? »
Le félin se leva et sortit de l’espace du dôme pour rejoindre les ordinateurs situés sur le surplomb de la salle, là où les scientifiques faisaient leurs analyses.

Le casque relié à distance au fichier central du troisième sous-sol, le jeune Trèfle avait fini par casser le password d’une partie dissimulée du système et naviguais ainsi en toute liberté entre les dossiers, faisant apparaître les pages visitées sur l’un des écrans de la salle.

« – Voilà, j’ai réussi à entrer dans cette partie et après avoir taper « Tsubaki » cela me donne ça. »

[Page sur l’écran]
Nom : ####
Prénom : ####
Surnom : Tsubaki
Âge : 15 ans
Être : A.N.G.E pur
Physique : jeune fille possédant de courts cheveux bruns, les yeux d’un or pur, sa taille est de 1m57 pour un poids de 45Kg, d’une frêle apparence global.
Histoire : ###µµµµµ
Particularités : ###µµµµµ
Armes : ###µµµµµ
Dons : ###µµµµµ
Métier : ###µµµµµ
Une photo était affiché et Subaru reconnu la jeune fille. Mais le dossier était crypté presque dans son entièreté. Cela ne les avançait pas beaucoup.

« – C’est vague comme renseignements, soupira Subaru.
– Oui. Le nom et le prénom sont masqués, ce qui est normal puisque nous sommes dans les fichiers du troisième sous-sol mais le reste est protégé par un codage spécial et il m’est impossible de forcer cette protection car je n’ai jamais vu ce genre de cryptage pour le password. Au moins, on sait qu’elle n’est pas notre ennemie mais pour le reste…
-…cette sensation… lorsqu’elle était en face de moi… »

Flash-back

« – Oh tu n’es pas du genre du bavard toi ! Dommage car… » Commença-t-elle sur un ton enjoué.
Cela en était un peu trop pour lui et il coupa la phrase de cette fille qui l’abordait au mauvais moment et lors d’un mauvais jour.

« – Laisses-moi. Grogna-t-il.
– Pourquoi ? C’est amusant d’être avec les autres, non ? Et puis je voulais me dégourdir les jambes, lui répondit-t-elle sur un ton lasse et détaché.
– en détruisant mon illusion ? Reprocha-t-il avec une voix un peu plus menaçante.
– Ah tu as remarqué. Désolée mais je n’avais pas envie de m’éterniser non plus alors oui j’ai utilisé une petite farce pour en sortir même si ton sort était très bien réussi. Au passage, mon nom est Tsubaki, ajouta-t-elle en souriant. »

Que pouvait-il ajouter à ça. Rien. Le félin sentit un frisson son corps, cette jeune fille l’intriguait, elle lui semblait proche et lointaine. Il ne pouvait définir correctement son deuxième thème.
Sa perplexité n’échappa pas aux yeux de la jeune fille et elle profita de cette faille pour s’approcher de l’a.n.g.e. Elle s’arrêta à quelques centimètres de son corps et lui posa une question dont le ton cachait une certaine évidence.

« – Qui a-t-il ? »

Se rendant compte de sa proximité, Subaru recula d’un pas, sa méfiance grandissant en même temps que sa nervosité et bredouilla un : « Rien. »
Cette réponse fit apparaître une expression de surprise sur le visage de la jeune fille. Apparemment, elle s’attendait à autre chose.

« – Pourtant tu as l’air désorienté », sous-entendait-elle tout en se rapprochant à nouveau du jeune homme, qui cette fois ne broncha pas. Le corps de Tsubaki était à présent contre le sien, son regard capté par cet or si pur, il sentît ses fines mains blanches se posées sur son torse et y prendre appui alors que les lèvres de la demoiselle effleuraient le contour de son oreille gauche.

« -…tu le sens toi aussi… n’est pas ? »
Cette étrange question franchissa les douces lèvres de la jeune fille et percuta l’âme de l’A.N.G.E comme la révélation d’un secret, d’une vérité.

« – Qu’est-ce que c’est ? Murmura-t-il d’un souffle à peine perceptible.
– Je n’ai pas le droit de te le dire…un peu comme toi. »

Ce fut les derniers mots qu’elle prononça avant le laisser seul, debout dans le couloir, l’esprit troublé.

Fin du flash-back

Chassant ce souvenir de ses pensées, Subaru tourna son regard sur le mur de la salle où était accrochée une horloge à écran digitale, elle affichait cinq heures du matin. Il était un peu tard pour dormir néanmoins s’il ne se reposait pas, il manquerait d’énergie pour un nouveau travail. Après sa rencontre avec Tsubaki, il avait longuement hésité à appeler Nataku pour faire des recherches, ce qu’il avait finalement fait et les heures avaient défilé pendant que celui-ci explorait le système à la recherche de cette inconnue.
Le jeune homme aux cheveux blancs déconnecta son casque du réseau et jugea qu’il était temps pour lui de retourner dans sa propre salle pour dormir…du moins après une nouvelle crise de Kazuki sur le fait qu’il l’avait laissé seul et empêcher de venir le venir le rejoindre dans la salle de Subaru. La prochaine fois, Nataku regretta de ne pas l’avoir ligoté et bâillonné, cela aurait évité que tout le sous-sol ne soit réveillé par les braillements assourdissants de l’enfant.

« – Il va falloir que j’y aille. On s’y remet ce soir ? Demanda-t-il tout en défragmentant son casque grâce à ses dons.
– Entendu. Merci de ton aide.
– De rien. Maintenant, il va falloir que j’affronte le môme, soupira l’ange blanc. Il va se mettre à geindre car il ne t’a pas vu, ajouta le Trèfle en imaginant le savon que son jeune frère allait lui passer.
– Ne soit pas trop dur avec lui. Il est simplement un peu jaloux c’est tout. Tu me connais depuis plus longtemps que lui et aussi beaucoup mieux, sa réaction est celle d’un enfant qui ne veut pas partager ses amis », expliqua Subaru, amusé par leur relation fraternelle.

Le visage neutre, comme absorbé par un souvenir lointain, Nataku s’avança vers lui. Lorsqu’il fût assez près, il posa sa tête contre l’épaule de Subaru et ses mains sur les hanches de son ami. Celui-ci ferma les yeux et enlaça de ses bras le corps du jeune homme aux cheveux lunaires. Il savait parfaitement à ce qu’il pensait en ce moment.
Aujourd’hui était un jour particulier pour l’ange au regard d’émeraude. Le même jour, il y a plusieurs années auparavant, une histoire s’achevait par le départ d’une personne spéciale et une autre relation commençait par sa rencontre avec le jeune Trèfle. Ces deux personnes avaient une place unique dans sa vie.

« – Abyssum, tu te souviens de notre premier jour, ce fût celui de notre première mission. Deux chiots, voilà comment ils nous appelaient.
– Oui, nous avions rencontré Kuyo-san.
– Te souviens-tu du pacte que nous avions fait ce jour-là ? »

Nataku releva la tête et fermant les yeux, il posa son front contre celui de Subaru. Ils restèrent ainsi, immobiles dans l’obscurité des lieux, leurs deux corps légèrement éclairés par la lumière émise par l’un des écrans. Tous deux se rappelèrent de cette rencontre avec l’ange Kuyo et de ce qu’elle avait osé leur dévoiler.

to be continued

Prologue : Fiche d’identité

La salle était plongée dans le noir, seule la lumière des écrans d’ordinateurs brisait le charme maléfique de la pénombre. Sur l’un d’eux, une fenêtre numérique s’ouvra sur un dossier nommé « Projet ABYSSUM ».

/écran d’ordinateur/

Nom : aucun
Prénom : Subaru
Surnom : Abyssum
Âge : 25 ans (en apparence)
Être : A.N.G.E pur

Physique : jeune homme efféminé, il possède de courts cheveux noirs ornés de petits dégradés sur les côtés du visage. Ses yeux sont d’un vert intense devenant parfois éclatant, sa taille est de 1m70 pour un poids de 65Kg et malgré son corps fin il n’en est pas moins faible.

Histoire : Subaru est le résultat d’expériences sur des embryons humains; il y a 32 ans de cela, un groupe de scientifiques travaillant dans la génétique mit au point un projet visant à faire fusionner des embryons humains avec des cellules d’animaux afin d’obtenir un être vivant d’apparence humaine mais dont les capacités sensorielles seraient sur-développées.
Intéressé par ce projet et du fait du QI des scientifiques, le Labo les engagea.
C’est ainsi que débuta le projet ABYSSUM. Il s’en suivi des sélections des cobayes femelles et mâles (côté humain), des manipulations sur les ovules fécondés et les embryons humains, la fusion avec des cellules animales, l’utilisation d’utérus artificiels suite aux échecs des mères porteuse. Et tout cela sous la surveillance informatique. Sur les milliers d’embryons, un seul arriva à son terme de gestation, il fallut en tout 7 ans pour parvenir à la création parfaite.
La création fut nommée « Subaru » dut à son regard émeraude, rappelant une constellation d’étoiles : »Les Pléiades ».
Il partage ses gènes humains avec ceux d’un chat. Cela explique son corps fin et léger. Il se spécialise dans la discrétion et préfère l’attaque nocturne.

Caractère : calme voir indifférent, il exécute ses missions en solitaire ce qui fait qu’il est peu sociable néanmoins il est « apprivoiser ». Ayant toujours été considéré comme une création, une œuvre, et non un être vivant il reste sur ses gardes, comme un chat, et se méfie des humains, mise à part ses « maîtres ». Il ne se sent pas très concerné dans cette opposition de clans A.N.G.E.S. Tueur obéissant, son indifférence lors d’un « travail » frôle la cruauté. Il ne se montre doux que envers les animaux et notamment les chats.

Particularités : ses pupilles se rétractent lors qu’il fixe intensément sa cible et lorsqu’il l’utilise un maboroshi (illusions).

Armes : ses griffes rétractiles situées sous ses ongles, son Eagle (arme à feu munie d’un silencieux), combat parfois au corps à corps.

Dons : utilise un maboroshi pour enfermer l’esprit des gens dans une illusion. Comme les félins, il a une bonne vue nocturne mais meilleure au niveau des profondeurs et de la netteté dut à son côté humain. Son ouïe, son odorat et son toucher sont surdéveloppés par rapport à ceux des humains.
Communique avec les chats, ceux-ci lui répondent par la pensée.

Métier : Tueur, espion.

to be continued

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